LE NAYABINGHI POESIE REPREND SES ATELIERS AU CCF
Retour et reprise très attendus du côté du Centre Culturel Français de Libreville. Le “Nyabinghi Poésie”, posera la voix le samedi 19 septembre, dans le cadre des activités de poésie Slam se déroulant tous les samedis au Centre Culturel Français depuis 2004.
Les inconditionnels de slam peuvent se réjouir car les choses sérieuses reprennent du côté du Centre Culturel Français Saint-Exupéry de Libreville.
En effet, le «Nyabinghi Poésie», reprendra ses séances de slam ; des ateliers s’adressant aux novices dans cet art nouveau et, aux autres habitués souhaitant parfaire leur style.
HISTOIRE DE LA POESIE SLAM AU GABON
La poésie slam est définie comme étant un spectacle sous forme de rencontres et de tournois de poésies. Cet art oratoire urbain est né en 1987 à Chicago (au Green Mill) sous l’impulsion d’un certain Marc Smith. C’est une poésie orale et libre ; orale parce qu’un slam est un texte écrit précisément pour être déclamé sur une scène ; libre parce que les poètes ne sont pas soumis aux contraintes de la poésie traditionnelle. Le Slam est ainsi un outil de démocratisation et un art de la performance poétique, c’est le point de rencontre de l’écriture et de la performance scénique.
Au Gabon, le slam fait son entrée officielle en 2004 lors des premières journées de l’Oralité initiées par le Nyabinghi Poésie (Zorbam Productions) en partenariat avec le CCF. C’est au retour d’un périple dans l’hexagone que Deeyaah et Pambo Mubeli décident d’initier des ateliers d’écriture et de performance ; outre le CCF partenaire dans cette aventure, les premières journées de l’Oralité auront le soutien d’Africa numéro 1, la radio africaine, mais aussi de convives de marque dont M. Gregory Ngbwa Mintsa (journaliste, polémiste), Brother B (animateur radio) et le Feu Monsard Pierre (enseignant à l’Université Omar Bongo).
Le Nyabinghi Poésie, première équipe de slam au Gabon, va alors peu à peu gagner l’estime d’un public d’abord sceptique et hésitant. Les performances se multiplient notamment lors des concerts de Hip Hop où le slam est de plus en plus sollicité.
Quelques membres de l’équipe sont d’ailleurs choisis pour figurer dans le film documentaire « Transmissions » de Florent Sauze (France).
En 2006, lors des troisièmes journées de l’oralité, le spectacle slam « Made in Gabon » présenté par des jeunes adolescents librevillois rencontre un franc succès et aujourd’hui de plus en plus de jeunes se laissent prendre au jeu de cette poésie orale qui n’est pas sans rappeler les arts oratoires traditionnels, tant il est vrai que notre pays recèle de trésors enfouis dans une oralité millénaire.
C’est cette oralité que le Nyabinghi Poésie revisite au travers des ateliers qui se tiennent tous les samedis dans la salle Madeleine Renaud du Centre culturel de Libreville. Une façon originale de rappeler à tous qu’au commencement était le verbe.

















AU MOINS DES GENS QUI ESSAIENT DE FAIRE BOUGER LES CHOSES
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